Paroisses de Fernelmont

30 octobre 2016

Le mot de l'abbé Pierre Paglan

Chers amis,
Novembre commence avec la réjouissante solennité de la Toussaint.
L'Église terrestre est invitée à goûter à l'Église du ciel, à partager l’exultation céleste des Saints. Ceux-ci nous engagent à leur suite, sur le chemin des béatitudes (Mt 5, 1-12). Ils nous rappellent notre vocation d'enfants de Dieu: «Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis Saint » (Lv 19, 2b). Les Saints nous soutiennent par leurs exemples et leurs prières. Sainte Thérèse de Lisieux nous fait la promesse: « Je passerai mon ciel à faire du bien sur terre ».
Heureux sommes-nous de partager avec tous les Saints la communion des biens spirituels!
Ce mois se poursuivra avec la solennité du Christ, Roi de l'Univers. Le Christ est envoyé par le Père « pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude » (Mt 20, 28).
Il est le Roi serviteur et souffrant. En effet, son trône est la Croix et son diadème, la couronne d'épines. C'est un Roi qui porte la souffrance du monde pour le sauver.
Il est le Roi-serviteur : avant de retourner chez son Père, il lave les pieds de ses apôtres en leur disant: « Vous m'appelez « « Maître » et « Seigneur » et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds vous aussi vous devez le faire les uns les autres » (Jn 13, 13-14).
Le geste accompli par Jésus-Christ, d'une part fonde un nouveau rapport qui doit prévaloir entre ses disciples. Ce rapport est marqué du sceau du service. Il s'agit d'entourer l'autre de sollicitude sans tenter de le soumettre ou de l'aliéner. D'autre part ce geste instaure une nouvelle pratique appelée à régir le cercle de ses disciples que nous sommes : l'amour illimité dont témoigne Jésus-Christ allant jusqu'à la croix fonde la démesure de l'amour que nous devons avoir les uns les autres.
Novembre se terminera avec l'inauguration d'une nouvelle année liturgique: « Année A ». C'est aussi un nouveau cycle liturgique qui commence par l'entrée dans le temps de l'Avent avec la méditation de l'évangile selon Matthieu.
Il y a trois aspects dans l'av(ènem)ent, de l' Emmanuel (Dieu-avec-nous): il est venu lors du premier Noël (Incarnation); il reviendra dans la gloire (Parousie à la fin des temps); il vient chaque jour, car le Ressuscité est déjà présent parmi nous. « Moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28, 20).
Je vous souhaite un fécond temps de l'Avent.

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Catéchisme première année primaire


Les paroisses de Forville, Noville-les-Bois, Bierwart, et Sart d’Avril, vont aussi commencer le nouveau parcours de la catéchèse voulue par les évêques belges.

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La fête de tous les saints

C'est une fête typiquement catholique. Car les chrétiens non catholiques pensent que le qualificatif de saint est réservé uniquement à Dieu. Il ne peut donc pas être attribué à l'homme. C'est exact de penser ainsi. Car la sainteté est une prérogative de Dieu. C'est pour cela que Moïse ne peut le « voir » que de dos. (Ex 33, 22-23).
Toutefois, les catholiques eux aussi se fondant sur la Parole de Dieu soutiennent que si la sainteté est le propre de Dieu, tout ce qui pénètre dans sa sphère participe à sa divinité. C'est le cas du même Moïse: « Le Seigneur parlait avec Moïse face à face, comme on parle d'homme à homme ». (Ex 33, 11).
Dieu par son serviteur, Moïse dira à son peuple comment un humain doit se comporter dans la sphère de Dieu. Il lui donne deux tables avec les dix commandements. Ainsi, pour participer à la sainteté de Dieu, le peuple élu devait observer fidèlement la loi.
Dès lors Dieu peut formuler cette exhortation: « Soyez saints, car, moi, le Seigneur votre Dieu, je suis Saint » (Lv19, 2 b). L'appel à la sainteté est donc lancé à toute la créature de Dieu.
Saint Jean dans sa célèbre vision de Patmos dit qu'il vit « une foule immense, que nul ne peut dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues » (Ap 7,9) : c'est l'universalité du salut de Dieu.
Mais les disciples du Christ ont une plus grande responsabilité pour la sainteté de l'humanité. Car « l'idéal chrétien est un idéal maximaliste et par conséquent indépassable » (H.U.Von Balthazar, Tu couronnes l'année de tes bontés, Paris, Salvador, 2003, p.181).
En effet, la participation à la sainteté de Dieu n'est plus le résultat de l'observance fidèle de la loi, ou la pratique rigoureuse de la vertu.
La sainteté consiste à la foi en Jésus-Christ vécue dans la perfection de l'amour. Nous accueillons donc le salut qui est acquis par la mort et la résurrection de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.
Saint Jean décrit une autre foule composée de cent quarante-quatre mille personnes (c’est un chiffre symbolique, bien sûr) qu'il appelle « serviteurs de Dieu ». Ils étaient marqués du « sceau qui imprime la marque du Dieu vivant » (Ap 7, 2) : c'est le baptême. Celui-ci fait de nous, membres de la grande famille de Dieu qu'est l'Église aux dimensions universelles, fils et filles de Dieu, frères et soeurs de Jésus-Christ.
La sainteté chrétienne n'est donc pas dans la pratique parfaite de la loi ni dans l'héroïsme de la vertu. Elle ne requiert pas d'accomplir les choses extraordinaires. Elle est obtenue dans les choses ordinaires faites avec amour et avec la pleine adhésion à la volonté de Dieu révélé par Jésus-Christ.

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Saints et fêtes du mois de novembre

Le 1 novembre : Tous les Saints

Le 2 novembre : Commémoration de tous les fidèles défunts

Le 4 novembre : Saint Charles Borromée, archevêque de Milan. Il travailla à réformer le clergé en tenant des synodes et en fondant des séminaires.

Le 9 novembre : dédicace de la Basilique du Latran « Mère et Tête de toutes les Eglises » Cette Basilique est le signe de l'autorité du Pape sur toute la chrétienté.

Le 10 novembre : Saint Léon I° le Grand, pape et docteur de l'Eglise « Le coeur de l'homme se révèle dans la qualité de ses actes »

Le 11 novembre : Saint Martin de Tours, évêque de Tours. Jeune soldat romain touché par la détresse d'un mendiant transi, lui donna la moitié de son manteau.

Le 15 novembre : Saint Albert le Grand, évêque et docteur de l'Eglise. Il enseigna St. Thomas d'Aquin.

Le 18 novembre : Dédicace des Basiliques saint Pierre et saint Paul.

Le 21novembre : Présentation de la Vierge Marie. Tous les chrétiens peuvent découvrir en Marie « pleine de grâce », le modèle de vie consacrée

Le 22 novembre : Sainte Cécile, vierge et martyre. Elle est la patronne des musiciens.

Le 23 novembre : Saint Clément I°, pape et martyr.

Le 25 novembre : Sainte Catherine d'Alexandrie, vierge et martyre, par sa science, elle convertit ses professeurs. Elle est patronne des écoliers qui doivent prier pour leurs professeurs.

Le 28 novembre : Saint Berthuin, évêque.

Le 29 novembre : Notre Dame au Coeur d'or de Beauraing.

Le 30 novembre : Saint André, apôtre, frère de saint Pierre.

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Chorale


Répétition DO-Ré-Mi tous les mercredis de 18h00 à 18h45 : répétition et préparation de la messe de Noël.


Répétition des adultes, à 19h à 20h à Forville (pour Noël).

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02 octobre 2016

Octobre 2016 - Trait d'union

trait d'union octobre 2016

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01 octobre 2016

Août 2016

Baptêmes

Le 6 août, Lisa Hock, à Sart d'Avril

Le 14 août, Simon De Witte, à Sart d'Avril

Mariage

Valentine Olivier et Kevin Bacq, à Sart d'Avril

Funérailles

Nous ont quittés

Maurice Goblet, funérailles le 9 juillet à Noville-les-Bois

Pascal Honnof, funérailles le 13 juillet à Sart d'Avril

Didier Bara, funérailles le 22 juillet à Forville

Francine Pirard, funérailles le 27 juillet à Bierwart

Emile Bouche, funérailles le 30 juillet à Forville

            Nos sincères condoléances

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10 septembre 2016

Septembre 2016 - Trait d'union

trait d'union septembre 2016

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Jordi Savall à Franc-Warêt !

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14 août 2016

20e Dimanche ordinaire C

Lectures

Écouter l’Évangile, c'est souvent entendre des mots que nous nous attendons à y trouver. Amour, Foi, Espérance. Comment alors encore parler de bonne nouvelle ? Le mot pardon, aussi. Remarquons que quand ces mots viennent nous interroger sur notre vécu, "Bonne nouvelle" reprend du sens : nos vies peuvent en changer, la bonne nouvelle n'est plus limitée à ce qu'on lit : bien plus fort, c'est ce qu'on vit qui peut en prendre le goût. Que Jésus parle d'un feu, et voilà alors que nous hésitons à comprendre dans un sens ou dans un autre. Le symbole qu'est le feu peut évoquer des aspects rituels de la vie chrétienne, mais il peut aussi évoquer un sens qui fait peur, il peut évoquer la destruction, la souffrance brutale que cela provoquer. Ecoutez cet évangile après avoir entendu parler d'un attentat à l'explosif, après que quelqu'un ait ouvert le feu en faisant des victimes : qu'est-ce que Jésus veut nous dire là et comment recevoir ses paroles ? Il parle aussi aujourd'hui d'un baptême à recevoir, et on peut imaginer que c'est tout autre chose que recevoir un peu d'eau de Jean le Baptiste : on peut imaginer avec ce mot "baptême" la mort et la résurrection de Jésus, cet épisode de sa vie qui n'est pas qu'un geste symbolique, bien plutôt ce détachement extrême, jusqu'au don de sa vie, pour que l'amour de Dieu se dise dans une condition nouvelle. Le baptême dont Jésus parle dit au plus point la conversion que chaque chrétien peut suivre dans sa vie quand il laisse l'Esprit devenir sa force, sa manière d'être comme fils de Dieu, quand il se laisse profondément renouveler par l'Esprit.

 

En parlant de baptême, Jésus parle de notre baptême, au sens fort, d'une conversion personnelle, d'une mort à nous-même pour vivre davantage ouvert à Dieu. Jésus en parle pour lui avec angoisse, cela rappelle cette angoisse le soir du jardin des oliviers où il priait son Père, où il choisissait la volonté de son Père alors qu'il se demandait s'il ne pouvait suivre un autre chemin. Ce qu'il dit aujourd'hui semble prolonger non seulement une angoisse, mais l'impatience d'un changement. L'impatience de voir pointer les répercussions pour tous les enfants de Dieu du don de lui-même que Jésus a fait. Qui suivra Jésus sur ce chemin ? Qui voudra goûter vraiment cette existence nouvelle ? Est-ce que le monde en sera réellement changé alors que nous pourrions en rester à une version un peu convenue de la religion qui ne remette pas assez en question nos manières de vivre ? La foi peut apporter un feu, une bonne dose d'esprit critique, pas de la violence aveugle, mais assez de contestation pour déstabiliser des pouvoirs mal bâtis, assez de questions qui fâchent pour redonner un pouvoir à qui cherchent que l'amour et la vraie justice règnent.

 

Le point choquant de l'évangile de ce dimanche est bien sûr d'entendre parler de division par celui qui est la source de la paix. Revient peut-être aussi à vos esprits un autre passage de l'évangile où l'on répercute à Jésus la demande de ses proches de le voir, ces proches qui semblent ne plus le comprendre, peut-être avant tout ne plus oser reconnaître celui qui remet en cause les attitudes manquant de miséricorde des responsables religieux, et de ceux qui reprenaient la loi avant tout pour se donner bonne conscience. Il a perdu la raison : non Jésus n'avait pas perdu la raison. Mais il détricotait ce qui peut parfois donner une force toute humaine : une famille qui se taille une réputation, un clan qui s'unit pour percer par rapport à ce qui se trouve autour. La conversion de la famille humaine dans son ensemble demande du temps, c'est peut-être même une utopie. Demandez dans une famille unie s'il faut faire alliance avec la famille d'à-côté, c'est une manière de voir les avis diverger. Demander dans une maison s'il faut pardonner à celui qui en a troublé le calme et ce n'est pas sûr que tous seront d'accord sur ce point.

Le baptême nous apporte le pardon, parce qu'il apporte une existence nouvelle. Il ne faudrait pas que cela ne reste que des principes, de belles idées. Cela suppose plus concrètement d'oser remettre dans les mains de Dieu ce que nous sommes avec les relations que nous tissons entre nous dans la recherche d'un amour plus vrai, d'un amour plus ouvert, et nous ne pouvons pas, en général, suivre la même vitesse sur le chemin de cette conversion. La division dont parle Jésus vise sans doute aussi ce cheminement où chacun marchera, sans toujours être compris, où l'on sera parfois les uns pour les autres des prophètes qu'on préfère ne pas voir ou ne pas entendre. L'unité du genre humain doit se nourrir d'une justice qui dépasse la justice des hommes, elle doit progresser par des pardons que certains refusent de donner et d'assumer concrètement. Les attitudes de Jésus peuvent diviser quand il s'agit d'oser les adopter contre toute logique, quand il s'agit de s'en inspirer quand on cherche à redonner de la vie à des situations bloquées. Ces paroles sont alors une bonne dose de courage sur ce chemin de conversion, même s'il évoque une division : Jésus avait vu le problème, lui qui connaît le coeur de l'homme. Qu'il y ait assez de persévérance et d'espérance pour qu'on progresse réellement vers une paix plus réelle, car plus fondée sur la justice que sur un statu quo dans la distribution  criticable des pouvoirs, pour qu'on progresse par des pardons qui puisent à une réelle reconnaissance de l'autre, de l'étranger qu'on refusait a priori. Que les forts osent remettre en question une unité qui ressemble à un complot aux yeux des faibles, que des riches osent partager aux pauvres pour être prophètes dérangeants pour d'autres riches, c'est ainsi, même si certains tardent sur ce chemin de conversion, que nous irons dans la direction du royaume des cieux.

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